John Michael Wright, né en mai 1617 et mort en juillet 16941, est un peintre portraitiste baroque écossais. Wright est actuellement considéré comme l'un des chefs de file des peintres britanniques de son époque, en particulier pour le caractère réaliste de ses portraits. Ses peintures de la royauté et de l'aristocratie font aujourd'hui partie des collections les plus prestigieuses.

1658 - Elizabeth Claypole

1658 - Elizabeth Claypole

L'origine de John Michael Wright est incertaine, lui-même entretient le doute en signant alternativement ses œuvres « Anglus » ou « Scotus ». Le diariste John Evelyn le dit écossais, un adjectif que reprend l'historien de l'art Horace Walpole et que semblent admettre ses biographes plus tardifs. Mais une autre théorie veut qu'il soit né à Londres et qu'après sa conversion au catholicisme, alors qu'il est adolescent, il est emmené en Écosse par un prêtre.  

Il est certain cependant que le 6 avril 1636, Wright est l'apprenti de George Jamesone, un portraitiste renommé d'Édimbourg. Dans le registre des apprentis de cette cité, il est inscrit comme « Michaell, fils de James W(right), tailleur, citoyen de Londres ». Les raisons de son départ pour l'Écosse demeurent inconnues, peut-être liées à des raisons familiales (ses parents étant vraisemblablement des Écossais vivant à Londres) ou bien à cause de la survenue d'une épidémie de peste à Londres. Le contrat d'apprentissage est signé pour cinq ans, mais il est écourté en raison de l'emprisonnement de Jameson à la fin 1639. 

Après son apprentissage, Wright se rend en France, mais sa destination finale est l'Italie. Il est possible qu'il arrive à Rome dès 1642 dans l'entourage de James Alban Gibbes (un peintre lettré d'origine écossaise), mais il est certain que Wright y réside dès 1647. En 1648, il devient membre de la prestigieuse Accademia di San Luca (où il est inscrit comme « Michele Rita, pittore inglese »). À cette époque l'académie est fréquentée par des peintres italiens en vue, ainsi que par d'illustres étrangers dont le Français Nicolas Poussin et l'Espagnol Diego Velázquez. Le 10 février de cette même année, il est élu à la Congregazione dei Virtuosi al Pantheon, une société honorifique de peintres instituée par la papauté afin de promouvoir la foi catholique par l'art. La congrégation organise chaque année une exposition au Panthéon.

1662 - Portrait du roi Charles II

1662 - Portrait du roi Charles II

Wright passe dix ans à Rome et devient un linguiste accompli ainsi qu'un connaisseur d'art établi. Il est suffisamment prospère pour construire une importante collection de livres, gravures, peintures, pierres précieuses et médailles, dont certaines œuvres attribuées à Mantegna, Michelangelo, Raphael, Titien et Correggio. Il acquiert quelque quarante peintures ; sans doute aussi bien pour les revendre que pour les collectionner.

En 1654, Wright se rend à Bruxelles où ses capacités sont reconnues par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, alors gouverneur des Pays-Bas espagnols. Léopold ne l'emploie pas comme artiste, mais comme conseiller en antiquités. A ce titre il sera envoyé en mission à l'étranger pour acquérir des oeuvres.

C'est ainsi que Wright s'installe finalement en Angleterre. Il obtient les commandes de clients prestigieux.  

Alors que l'antipathie à l'égard des catholiques s'accroit à Londres à la fin des années 1670, Wright travaille à l'écart de la cour. En 1678, il s'installe à Dublin pour quelques années, sans doute en raison de l'hystérie anticatholique. 

En 1685, lorsque le très catholique Jacques II accède au trône, Wright revient au service du roi. Cependant, ce dernier ne fait pas appel à ses talents de peintre, mais lui donne la plus « inutile et laborieuse fonction » d'attaché d'une ambassade diplomatique. La connaissance de Rome et de la langue italienne de Wright jouent, sans doute, un rôle important dans cette nomination ; Palmer est envoyé, en 1686, en ambassade auprès du pape Innocent XI pour démontrer que l'Angleterre peut devenir un acteur important aux côtés des catholiques dans les conflits européens à venir. Le rôle de Wright au sein de cette ambassade est de superviser la fabrication des trois cent trente carrosses, costumes et décorations pour la procession dans Rome, qui a pour but de garantir une audience papale en janvier 1687. Il organise également un prodigieux banquet d'un millier d'hôtes au Palazzo Doria Pamphilj, décoré de sculptures en sucre et d'un immense portrait officiel de Jacques II. Alors qu'il se trouve à Rome, Wright publie un compte rendu illustré de l'ambassade en italien, dédié à la duchesse de Modène, puis une version en anglais publiée après son retour, en octobre 1687.

La carrière de Wright s'achève en 1688 lorsque Jacques II est renversé lors de la Glorieuse Révolution. Il vit alors assez chichement au cours des six années suivantes. 

Il a été marié et a eu un fils.

1665 - Charles II

1665 - Charles II

1676 - Mrs Salesbury with her Grandchildren

1676 - Mrs Salesbury with her Grandchildren

1676 - Sir John Corbet of Adderley

1676 - Sir John Corbet of Adderley

1679 - The Ladies Catherine and Charlotte Talbot

1679 - The Ladies Catherine and Charlotte Talbot

1680 - Sir Neil O'Neil

1680 - Sir Neil O'Neil

1683 - Lord Mungo Murray

1683 - Lord Mungo Murray

1694 - Barbara Palmer (née Villiers), Duchess of Cleveland

1694 - Barbara Palmer, Duchess of Cleveland

date inconnue - Portrait of a Lady, supposée être Ann Davis, Lady Lee

date inconnue - Portrait of a Lady, supposée être Ann Davis, Lady Lee

date inconnue - Portrait of Mary Wilbraham

date inconnue - Portrait of Mary Wilbraham

 

D'après Wikipédia